Adieu les tasseaux muraux au salon : découvrez la nouvelle tendance déco qui s’impose cet automne

Adieu les tasseaux muraux au salon : découvrez la nouvelle tendance déco qui s’impose cet automne

Les murs en lattes de bois verticales, omniprésents dans les salons et chambres françaises depuis 2021, perdent du terrain. Les décorateurs d’intérieur leur préfèrent désormais des solutions plus légères, moins salissantes et surtout plus faciles à vivre au quotidien.

L’engouement pour ce revêtement mural s’essouffle. Après cinq ans de domination, les tasseaux muraux laissent place à des matières plus douces et plus faciles à vivre. Cannage naturel, moulures fines ou panneaux cannelés s’imposent comme le nouveau style de l’automne. Voici pourquoi ce changement s’opère et comment adopter ces alternatives sans se ruiner.

Un revêtement mural qui a fini par lasser

Après avoir démonté le sapin et rangé les guirlandes, beaucoup découvrent un mur en tasseaux de bois qui ne fait plus vraiment rêver. Ce décor, star des cinq dernières années derrière la télévision comme en tête de lit, commence à fatiguer l’œil. Le motif qui semblait indémodable n’évoque plus la modernité, mais une certaine uniformité.

Les tasseaux ont envahi salons, couloirs et même WC, au point que l’œil ne les remarque plus. Leur succession de lignes droites crée un rythme presque stroboscopique qui fatigue, surtout dans les petites pièces où la lumière d’hiver chute dès 17 h. Un effet loin d’être anodin quand on passe ses soirées dans cette pièce.

Cette lassitude s’explique aussi par un effet de mode. Les intérieurs se ressemblent tous, les comptes de décoration se copient, et l’envie de singularité revient au premier plan. Ce que révèle vraiment ce changement ? une quête de caractère et de matériaux porteurs de sens, loin des catalogues standardisés.

La poussière, l’ennemie discrète des lattes

Entre chaque latte se cache un espace de quelques millimètres, difficile d’accès avec un simple chiffon. La poussière s’y loge et s’y accumule sans qu’on la voie vraiment, jusqu’au jour où la lumière rasante du soir révèle l’ampleur du problème. Passer l’aspirateur avec un embout fin devient alors un rituel régulier.

Bien plus contraignant qu’un simple coup d’éponge sur un mur peint. Pour une tête de lit, l’inconfort est encore plus net : on dort à quelques centimètres de ces rainures qui piègent acariens et particules. Les personnes sensibles aux allergies le savent, ce type de décoration murale demande un entretien constant.

Retirer un mur en tasseaux, un chantier plus lourd qu’il n’y paraît

Poser des lattes de bois, c’est souvent les visser ou les coller directement sur le mur existant. Résultat : les retirer laisse fréquemment des traces, des trous de vis ou des zones de peinture arrachée qu’il faut ensuite reboucher et repeindre entièrement. Pour les locataires, l’opération tourne parfois au casse-tête au moment de rendre les clés.

Ce qui semblait être une solution déco sans travaux se révèle, à la sortie, presque aussi contraignant qu’une rénovation classique. Un constat partagé par de nombreux foyers qui ont fait installer ces revêtements sans anticiper la suite. Ce dilemme pousse beaucoup à réfléchir avant de se lancer dans un nouveau parement.

L’effet sur la lumière et le volume de la pièce

Dans la vraie vie, ce bois massif absorbe la lumière et alourdit les volumes. Un constat partagé par de nombreux professionnels qui accompagnent leurs clients dans la rénovation de petits espaces. Les tons foncés souvent choisis pour ces habillages muraux, chêne foncé, noyer ou finitions fumées, referment visuellement la pièce plutôt que de l’agrandir.

Dans un studio parisien ou une chambre mansardée, l’effet est immédiat : le plafond semble plus bas, les murs plus proches. Un véritable problème dans les pièces déjà peu lumineuses, où l’on cherche justement des solutions pour capter la moindre clarté. L’envie d’une ambiance chaleureuse ne doit pas se faire au détriment de l’espace perçu.

Le cannage et les moulures prennent le relais

La réponse tient en deux éléments complémentaires qui font un retour remarqué : le cannage naturel et les moulures fines peintes ton sur ton. C’est l’association inattendue mais parfaite pour cette année. Deux matières qui laissent respirer la lumière au lieu de l’absorber, et qui apportent une ambiance chaleureuse sans alourdir le décor.

cannage naturel en rotin, moulures murales ton sur ton et panneaux 3D deviennent les alternatives phares aux tasseaux bois pour structurer les murs. Le rotin tressé, en particulier, joue sur la transparence et la légèreté, à l’opposé de l’épaisseur du bois massif. Il évoque les ateliers d’artisans et les intérieurs haussmanniens, une histoire que le bois cloué n’a pas.

Côté budget, ces solutions restent accessibles. Le cannage tourne autour de 15 à 40 € le mètre et les moulures entre 5 et 15 €, bien moins qu’un mur complet en tasseaux. De quoi rafraîchir un pan de mur sans vider son compte en banque, une vraie respiration dans un contexte où l’on privilégie une décoration plus pérenne et singulière.

Où trouver ces matériaux et comment les poser

Les rouleaux de cannage se trouvent facilement dans les magasins de bricolage ou chez les revendeurs spécialisés en rotin. La pose se fait à la colle ou avec une agrafeuse discrète sur un cadre en bois léger. Les moulures, elles, s’achètent en jardinières ou en kit dans les enseignes de décoration. Pas besoin d’être un expert en menuiserie pour obtenir un résultat net.

  • 🪑 Le cannage naturel se marie avec les meubles en bois clair comme les tables en chêne massif.
  • 🎨 Les moulures ton sur ton demandent juste un pinceau et de la peinture pour un rendu élégant.
  • 🪚 Un cadre en bois léger suffit pour tendre le rotin sur un pan de mur entier.
  • 💰 Compter environ 50 € pour un panneau de 2 m² en cannage, pose comprise.

Panneaux cannelés et peinture en arches, les autres pistes à suivre

Pour ceux qui gardent un faible pour le bois, les panneaux muraux cannelés, aussi appelés « fluted panels », captent la lumière de manière beaucoup plus subtile que les tasseaux classiques. Leurs nervures arrondies adoucissent le rendu là où les lattes créaient des angles francs. Une alternative idéale pour conserver une texture naturelle sans l’effet barrière des tasseaux.

Autre option, plus simple encore : la peinture en arches ou en demi-mur, une technique qui permet de structurer visuellement un grand volume pour quelques dizaines d’euros seulement. Pas de perçage, pas de colle, juste un pinceau et un peu de patience. Les arches apportent un nouveau style immédiat et s’adaptent à tous les goûts, du plus classique au plus audacieux.

L’avantage de ces alternatives ne se limite pas à l’esthétique. Facile à moduler selon les réaménagements, cette solution garantit une décoration évolutive qui traverse les modes sans prendre une ride. Un vrai plus pour qui déménage souvent ou aime changer de décor tous les deux ou trois ans. Et pour ceux qui hésitent encore, repeindre des lattes existantes en blanc ou en teinte claire peut suffire à les rajeunir. Pas besoin de tout arracher dans la précipitation, une simple couche de peinture donne un second souffle à la pièce en attendant la prochaine vague de rénovation.

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